Comment faire installer une rampe d’accès dans le hall de son immeuble quand on est locataire ?

01 octobre 2026
Les solutions PMR d'Axsol
Réglementation handicap
hall-immeuble-paris

Une marche devant la porte d’entrée, un seuil trop haut ou quelques marches entre le hall et l’ascenseur peuvent suffire à empêcher une personne en fauteuil roulant d’accéder normalement à son logement.

Pour un locataire, le problème est le suivant : comment faire installer une rampe d’accès lorsque l’obstacle se trouve dans les parties communes  ?

La démarche consiste d’abord à identifier précisément le besoin, puis à rechercher une solution adaptée au hall avant de présenter le projet au propriétaire ou au gestionnaire de l’immeuble. Dans de nombreux cas, une rampe amovible ou modulaire permet de rétablir l’accès sans modifier le bâti et sans engager de travaux.

Étape 1 : identifier précisément ce qui empêche l’accès au logement

Avant toute démarche, commencez par repérer l’ensemble des obstacles situés entre l’extérieur de l’immeuble et votre logement.

Il peut s’agir :

Cette première observation est importante. Installer une rampe sur la première marche n’a évidemment que peu d’intérêt si trois autres marches rendent ensuite l’ascenseur inaccessible.

Parcourez donc l’intégralité du cheminement, depuis le trottoir ou l’entrée de l’immeuble jusqu’à l’ascenseur ou à la porte du logement.

Étape 2 : prendre quelques photos et mesures du hall

Il n’est pas nécessaire de réaliser soi-même une étude technique complète. Quelques informations permettent déjà à un spécialiste de comprendre la configuration.

Prenez des photos suffisamment larges pour montrer l’obstacle et son environnement : marches, porte, palier, murs et espace disponible devant et autour de l’escalier.

Relevez également quelques dimensions essentielles :

Pensez également à préciser le type de fauteuil utilisé, manuel ou électrique, et si la personne franchira la rampe seule ou accompagnée.

Ces éléments permettent de déterminer si une rampe est envisageable et quel type de solution correspond réellement à l’usage.

Étape 3 : faire déterminer la rampe adaptée

La longueur d’une rampe ne se choisit pas au hasard. Elle dépend notamment de la hauteur à franchir, de l’espace disponible et de la pente qui pourra être utilisée confortablement et en sécurité.

Une rampe trop courte risque d’être trop pentue. À l’inverse, une rampe très longue peut être difficile à intégrer dans un petit hall.

Consultez un expert AXSOL. Il vous aidera à déterminer la pente idéale, la longueur de rampe nécessaire et à trouver la solution adaptée à la configuration de votre immeuble et aux besoins de son utilisateur.

Cette étape permet surtout d’arriver auprès du propriétaire ou du syndic avec une solution concrète, plutôt qu’avec une simple demande générale d’accessibilité.

Étape 4 : privilégier une solution adaptée au bâtiment existant

Une marche de quelques centimètres et un escalier de trois marches ne nécessitent pas le même équipement. L’espace disponible dans le hall peut également imposer une solution compacte, repliable ou amovible.

AXSOL propose pour cela des rampes de seuil, rampes pliantes ou portefeuille, rampes Roll-Up et rampes sur-mesure en fibre de verre, de toutes dimensions.

L’objectif n’est pas d’adapter le bâtiment à une rampe standard, mais de rechercher la rampe qui s’adapte à la configuration existante.

Dans un petit hall, une solution amovible ou repliable peut par exemple permettre de libérer le passage lorsqu’elle n’est pas utilisée. Si une grande longueur est nécessaire mais que le recul manque, une configuration modulaire avec changement de direction peut être étudiée.

L’intérêt de ces solutions est aussi de pouvoir, dans de nombreuses configurations, rendre l’accès possible sans travaux et sans impact sur le bâti.

Étape 5 : présenter la demande à son propriétaire

Une fois le besoin identifié et la solution technique étudiée, le locataire peut présenter son projet à son propriétaire ou à son bailleur.

Le hall, les escaliers communs et les circulations permettant d’accéder à l’ascenseur relèvent généralement des parties communes. Le locataire, qu’il réside dans l’immeuble ou soit locataire à titre professionnel, ne peut donc pas décider seul de leur aménagement.

Adressez au propriétaire une demande claire en joignant les éléments dont vous disposez : photos, dimensions, description de la difficulté rencontrée et solution de rampe envisagée.

Précisez notamment lorsqu’il s’agit d’une rampe amovible ou d’une solution sans travaux ni modification du bâti. Le projet est ainsi beaucoup plus facile à comprendre : il ne s’agit pas simplement de demander « une rampe », mais de présenter une réponse technique adaptée à un problème d’accès identifié.

Étape 6 : le propriétaire transmet la demande au syndic si nécessaire

Dans une copropriété, le propriétaire constitue généralement le relais entre son locataire et le syndic.

Selon la solution envisagée et les parties communes concernées, le projet peut nécessiter des démarches auprès du syndic ou de la copropriété.

Il est donc utile d’avoir défini la solution technique avant cette étape. Le syndic peut ainsi examiner un projet précis : emplacement de la rampe, dimensions, caractère amovible ou non, encombrement et incidence sur les circulations communes.

Cette approche permet également de répondre immédiatement à une question essentielle en copropriété : la rampe va-t-elle gêner les autres occupants ?

Étape 7 : vérifier que la rampe reste compatible avec l’usage du hall

Une solution d’accessibilité ne doit pas rendre les parties communes difficiles à utiliser pour les autres habitants.

L’implantation doit notamment tenir compte de l’ouverture des portes, des passages utilisés quotidiennement, de l’accès aux équipements communs et des circulations nécessaires dans le hall.

C’est particulièrement important dans les immeubles anciens, où les espaces sont parfois très contraints.

Une rampe amovible, pliante ou démontable peut alors apporter une réponse intéressante : elle permet de franchir l’obstacle lorsque cela est nécessaire tout en limitant l’encombrement du hall le reste du temps.

Qui doit financer la rampe d’accès ?

La question de l’autorisation et celle du financement doivent être distinguées.

La prise en charge dépend de la situation du locataire, du statut de l’immeuble, de la nature de l’aménagement et, le cas échéant, des décisions prises par le propriétaire ou la copropriété.

Des aides peuvent également être mobilisables en fonction de la situation de la personne et de la nature de l’aménagement.

Il est donc préférable de faire identifier et chiffrer la solution nécessaire avant de rechercher son financement. Le locataire dispose alors d’un projet précis sur lequel interroger son bailleur et les organismes susceptibles de l’accompagner.

Que faire si le hall est très petit ?

Un manque de place n’exclut pas nécessairement l’installation d’une rampe.

C’est même l’une des raisons pour lesquelles une étude de la configuration est préférable au choix d’une rampe sur la seule base de la hauteur des marches.

Un seuil peut parfois être compensé par une solution très compacte. Une rampe peut être pliante ou amovible. Pour une différence de niveau plus importante, différentes longueurs peuvent être étudiées. Dans certaines configurations, un changement de direction permet également d’exploiter l’espace disponible autrement qu’avec une longue rampe droite.

Chaque centimètre compte dans un hall étroit : la solution doit donc être dimensionnée pour le bâtiment et pour son utilisateur.

En pratique : par où commencer ?

Si vous êtes locataire et qu’une marche ou un escalier vous empêche d’accéder normalement à votre logement, inutile de commencer par chercher seul une longueur de rampe ou par demander au propriétaire de réaliser des travaux.

La démarche la plus efficace est simple : photographiez l’ensemble du cheminement, relevez la hauteur à franchir et l’espace disponible, puis faites étudier la configuration par un spécialiste.

Vous pourrez ensuite transmettre à votre propriétaire un besoin clairement identifié et une solution adaptée au hall. S’il s’agit d’une copropriété, celui-ci pourra effectuer les démarches nécessaires auprès du syndic.

AXSOL dispose de rampes de nombreuses dimensions et de différentes solutions de franchissement permettant de répondre aussi bien à un simple seuil qu’à plusieurs marches. L’objectif est de trouver la solution la plus simple pour rendre le cheminement accessible, en tenant compte à la fois de l’utilisateur, de l’espace disponible et des contraintes de l’immeuble.

Les autres publications

Nous contacter ?

Besoin d’un renseignement ? Nous sommes là pour vous aider.

Contactez-nous

Suivez Axsol sur :